Biographie

C'est en 1956 qu'elle commence à se distinguer par son habileté à figurer les chevaux, dont un des premiers exemplaires se retrouve dûment épinglé sur un mur dans la salle du jardin d'enfants. Des chevaux, il y en aura désormais partout, qui galopent dans les marges des cahiers, à la craie sur les murs, sur le sol, en grand, en tout petit, sur tous les supports et avec les outils les plus divers. Au lycée, pas d'enseignement des arts plastiques, mais néanmoins une riche collection de livres d'art à la bibliothèque qu'elle fréquente assidûment.

Voilà pour la formation de base.

 

Elle sera complétée par une pratique régulière dans le cadre de son métier d' enseignante et à la MJC de Vizille où elle est animatrice bénévole. Cette pratique est appuyée par des stages avec des artistes professionnels. Lors d'un de ces stages, elle rencontre Mercedes Henry, peintre, alors engagée dans un travail collectif sur les murs de St Martin d’Hères. D'elle, elle retient : le geste.

 

Elle va alors réaliser plusieurs projets de ce type dont celui de la place du marché à Vizille (1985), et le hall de la MJC la Capuche à Grenoble (1988). Avec sa classe elle envahit l'espace public avec l’installation « 100 girouettes » au Péage de Vizille, dans le cadre d'une collaboration entre deux écoles et en partenariat avec une entreprise d'insertion (1992). La place changera de couleur et d'ambiance au gré du vent pendant quelques saisons.

 

Néanmoins, en dépit de la légende du temps libre « de l'enseignant toujours en vacances » elle ne parvient jamais vraiment à se consacrer à la recherche personnelle jusqu'en 2007 où elle quitte l'Education Nationale. Elle s'initie un peu plus tard au dessin et au modelage d'après modèle vivant, et à la technique de la peinture à l’huile. C'est cette dernière qu'elle utilise le plus souvent dans son travail actuel, tout en accordant une place privilégiée au mouvement et à la lumière.